LIBERTE LIMITEE

Dans les années 80 la région lorientaise s’ingéniait à devenir un territoire propice àl’intégration ds personnes handicapées et à leur autonomie comme tout citoyen. Et ceux et celles qui en parlaient savaient la situation des personnes handicapées.

Trente ans plus tard, si la situation à évoluée parfois c’est pas dans le sens voulu par les intéressés. Les horaires d’intervention des Auxiliaires de vie par exemple. Il était tout à fait admis que des personnes handicapées ayant besoin d’aide pour se coucher puisse l’obtenir, en tenant compte de leur mode de vie. Et de leur liberté. Trente ans plus tard, cette liberté à été remisée au grenier des souvenirs. En effet, les agences d’aides à la personne fleurissent à tous les coins de rue, mais tirent le rideau à 19 H en moyenne. Quelques rares Associations proposent ce service de nuit, mais à des tarifs prohibitifs 46 euros les 3/4 d’heures pour deux.

En fait il est plus facile de trouver du personnel pour mettre du poisson en boite la nuit, et construire des voitures à la chaîne en équipe de nuit que de créer les conditions nécessaires pour favoriser l’autonomie sociale des personnes handicapées.

Mais des gens bien-pensants et bien-portants veillaient au grain et ont conçu des services disons adaptés pour faire bien dans le texte.

D’abord le tarif. Quelqu’un se déplace 3/4 d’heure: 46 euros pour deux personnes. En outre cette prestation coûteuse se limite à 21 heures. Ou est la liberté de faire quelque chose de sa soirée? Aller au cinéma avec des amis par exemple? Nous sommes considérés comme des citoyens à part entière et à ce titre avoir des amis avec qui nous pouvons sortir le soir. Ou encore regarder la télévision... Ou encore éviter d’être prisonnier dans son lit pendant 12 heures etc etc.… N’est-ce pas une demande naturelle et évidente? Question à poser aux concepteurs de ces services?

On peut admettre une réticence à travailler le soir, mais peut-être faut-il tenir compte des raisons pour lesquelles ces services ont été créés. Or, il semblerait qu’aider les personnes handicapées n’ait pas fait l’objet d’études, et que cela ait été mis à la va-vite dans le débat. Merci les concepteurs.

En outre cette profession n’est pas encore reconnue comme un métier aidant à l’autonomie sociale. Il n’empêche que les Auxiliaires de vie, ont à répondre à des demandes qui correspondent à ce besoin d’autonomie sociale exprimé par les personnes handicapées concernées.

Ces concepteurs qui ont mis ces services en place sans penser à demander notre avis peuvent se coucher seuls! Ces concepteurs parfois proclament qu’ils connaissent bien le milieu du handicap et tout rentre dans l’ordre. Et pourtant il y a beaucoup à redire. Les libertés des gens sont en jeux.

Gildas TREVETIN et M-C GAILLARD

personnes handicapées physiques

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